Réenchantement du quotidien
naissance, germination, croissance, maturation, bourgeonnement, floraison, murissement, déclin,  usure, altération oxydation...

Fascinée par ces métamorphoses anodines,  Dalila Belkacemi les
expérimente sur différentes matières & de différentes manières en élaborant plusieurs "protocoles". Son arborescence de  travail mêle avec transversalité mode, art et artisanat, il y a :

-le papier et la toile (peinture, dessin, illustration, installation...)

-les recherches alchimiques mystérieuses : échantillons de tissus, vêtements chinés métaux (plaques de cuivre, trombones, clou, agraphes...), acide, terre, eau,  temps...les matières se rencontrent et s'oxydent, l'usure devient précieuse.

-les manipulations textiles (couture, teinture, broderie, sérigraphie, dévoré...) Appliquées au vêtement, elles finissent par le désagréger pour n'en garder qu'une trame, le souvenir d'un col, une ligne de couture, il ne reste qu'une trace de ce que le vêtement a été, et les prémisces d'une parure en devenir.

Dalila travaille alors sur la notion d’accessoires textiles hybrides, avec des éléments filaires brodés qui arriveraient comme une éclosion anarchique sur le corps,  sur l’infime instant où l’on passe de la définition de vêtement à celle de bijou, et sur les va-et-vient possibles entre ces deux états.

Une partie de ses recherches filaires la mène au bijou d'une manière instinctive et "non académique" :
Sa  première collection sera faite d'amulettes de soie effilochée, d'accessoires-lianes , cousus et rebrodés à attacher, de fines lanières permettent de les utiliser chacune à sa manière, tour à tour collier, sautoir, ceinture, parure de tête, bracelet de cheville...

-Les collections de bijoux : elles se nourissent de toutes ces expérimentations et sont développées au fil des saisons. On y entre comme dans une histoire, il y flotte un parfum d'enfance, une soupçon de conte de fée, une note romantique et épicée.